Egarements photographiques

JOBO PhotoGPS : Premier test d’utilisation

by on jan.05, 2009, under Tests Matériel


Comme annoncé dans un précédent post, je viens d’acquérir le petit appareil JOBO Photo GPS pour géo-localiser mes photos sur ma galerie ou mon blog.

Ce test s’est effectué avec un Canon 40D, un PC fixe sous XP et un portable sous Vista. J’utilise Adobe Lightroom 2.2 et Photoshop CS4.

Présentation

Dans la boîte, se trouvent :

  • le récepteur GPS
  • un câble USB pour l’alimentation et la communication avec l’ordinateur
  • un guide d’installation rapide
  • un CD-ROM contenant les logiciels et un manuel utilisateur plus complet

Préparation

Pour utiliser le récepteur PhotoGPS, il faut l’initialiser et, bien entendu, le charger. Ces deux opérations se sont récepteur branché sur le PC. Le chargement initial de la batterie interne prend environ deux heures. L’initialisation se fait après avoir installer le logiciel photoGPS.

Une fois ces deux opérations effectuées, le récepteur PhotoGPS est prêt à l’usage.

Utilisation

Le récepteur PhotoGPS se monte facilement sur la griffe du flash de l’APN. Une première photo permet de vérifier qu’il est opérationnel.

Il est à noter que, contrairement à un récepteur classique (du moins ceux que j’ai), le photoGPS est opérationnel « immédiatement ».

Ensuite, rien de change par rapport à une utilisation classique : bon, à condition de ne pas avoir besoin d’un flash cobra ! ;)

Exploitation des données GPS

Retour à la maison, le téléchargement des photos se fait via votre logiciel favori. Pour ma part, je ne travaille plus qu’en RAW : je ne vous ferai un retour que pour ce cas de figure (l’autre étant via fichiers JPEG).

La synchronisation se fait via le logiciel PhotoGPS très facilement après avoir téléchargé les photos sur l’ordinateur.Pour associer les données GPS aux fichiers RAW, le logiciel PhotoGPS génère des fichiers XMP,  ainsi qu’un fichier KML avec toutes les photos de la session pour une visualisation sous Google Earth. Des données POIs, lieux sont également asssociés à la photo.Les photos peuvent être ensuite traitées via votre logiciel de retouche favori et mis sur un site qui gère la géolocalisation.

Tout ça est donc très simple et cela donne le résultat suivant : les images ci-dessous

… et ..

se situent ici sur Google Maps (ou Google Earth, si le plugins est installé) :

Dans tout le flux de traitement, j’aurai un premier bémol (au stade actuel de mes tests) :

J’utilise Adobe Lightroom 2.0 avec les fichiers XMP. Après téléchargement des photos, les fichiers XMP sont créés. Et, c’est là qu’est mon principal souci : les XMP de Lightroom sont écrasés par les XMP de PhotoGPS. Pour contourner ce problème, dans Lightroom :

  • avant association avec les données GPS, je ne fais aucune modification des métadonnées
  • après association photo-données GPS, je demande à recharger les métadonnées à partir des fichiers

La qualité des EXIF produits par PhotoGPS est hélas un peu moins bonne (mon objectif Canon 24-105 4L devient un 24, bof bof !). Mais bon :

  1. J’ai contacté JOBO pour leur signaler le point : je ne sais pas s’ils me répondront…
  2. Y’a p’têt moyen de bricoler quelque chose pour extraire les données GPS utiles des XMP de PhotoGPS (la doc fournie le détail de ce qui est généré) et les réimporter dans les XMP Lightroom. Si quelqu’un peut me donner des tuyaux ;-)

Synthèse

Pour une première utilisation de la solution JOBO PhotoGPS, j’en suis très satisfait (au bémol que j’ai cité et qui est très loin d’être génant).

Les plus :

  • Simplicité d’utilisation de la solution PhotoGPS
  • Récepteur GPS opérationnel très rapidement sur le terrain
  • Géolocation à porter de main

Le(s) moins :

  • Les XMP générés sous Lightroom sont écrasés par le logiciel PhotoGPS (contournement possible & mail envoyé à JOBO)

En espérant avoir apporté un avis sur ce petit appareil. En fonction d’autres tests que je ferai, je complèterai cet article.

Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas. Merci.

19/12/2009

Les informations modifiées sont très très limitées : il s’agit de <aux:Lens>.

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16 commentaires :
  1. Olivier

    Bonjour,

    Où as tu acheter ce produit ?

    Merci pour l’article

  2. grux

    Bonjour,
    Merci pour ton commentaire.
    Personnellement, je l’ai acheté en Suisse (j’habite à coté, et ce n’était pas forcément moins cher, mais c’était dispo)
    Sinon, je l’ai vu chez DigitPhoto
    Au vu des caractéristiques, ça semble être le même, mais la photo ne correspond pas. Faut peut-être se renseigner, mais chez Jobo y’a qu’un modèle.
    Sinon, pour info, j’ai déjà acheté chez eux un peu de matos sans aucun souci.

  3. Sylvain

    Bonjour et merci pour cette intéressante revue. Vos bémols me semblent particulièrement importants, à particulier celui concernant l’imprécision du codage de l’objectif : J’utilise PTLens et ce dernier doit connaître le modèle de l’objectif pour apporter les corrections nécessaire. J’espère qu’on vous répondra qu’un firmware 2.0 est en route !

    Trois questions (si vous en avez le temps) :

    1) Avez-vous fait un essai dans une rue bordée d’édifices de plusieurs étages (comme à Paris) ? Typiquement, dans ces conditions, ce genre de périphérique ne capte pas suffisamment de satellites et doit procéder par interpolation. Le résultat est parfois sidérant (on saute soudainement 4 rues plus loin, on revient à la seconde suivante, etc.)

    2) Le temps d’accrochage aux satellites est-il vraiment d’une ou deux secondes ? Mon défunt (enfin : égaré) PhotoTrackr mettait jusqu’à 2 minutes pour se situer, tout comme mon TomTom d’ailleurs…

    3) La capacité est-elle bien de 1000 points – et donc de 1000 photos au plus ? La mémoire est si peu chère que j’ai l’impression d’avoir mal lu les specs. Quoiqu’il en soit, si c’est le cas, ça risque d’être embêtant puisque je fais toujours du bracketing sur 3 photos (au cas où le sujet se prêtrait bien au HDR).

    Merci d’avance ! Sylvain.

  4. grux

    Bonjour et merci pour votre commentaire.
    En ce qui concerne le bémol signalé, je n’ai pas encore eu de retour de Jobo (je vais d’ailleurs les relancer). Par rapport à la correction d’objectif, j’utilise depuis pas très longtemps Dxo optics Pro et, bien sûr, ce bémol est plus que gênant ! M’enfin, j’ai trouvé une méthode, qui, certes, a confirmée, dans mon utilisation de Lightroom et DxO Optics Pro (j’en ferais peut-être un article) :
    1- je descends les photos (avec Lightroom ou autre) qui sont en Raw Canon (CR2)
    2- je corrige les défauts des objectifs sous DxO Optics Pro. Les photos sont sauvegardées en DNG
    3- Je passe les DNG sous Jobo PhotoGPS pour tagger les données GPS
    4- J’importe les photos ainsi Taggés sous Lightroom pour traitement

    Je ne sais pas si cette méthode peut fonctionner avec PTLens. Une autre méthode plus ou moins similaire serait de faire tous les traitements ayant besoin des données EXif justes, puis mettre les données GPS, ensuite d’autres mots-clés, titres, descriptions au niveau du Jpeg final.

    Pour vos autres questions :
    1- J’ai principalement utilisé le Jobo PhotoGPS qu’en montagne : terrain dégagé. Le positionnement est globalement bon, même si parfois y’a des petits écarts entre la position réelle et la position stockée. Les beaux jours revenant, j’irai sûrement faire un tour à Genève avec.
    2- Le principe de fonctionnement est relativement simple : quand on déclenche pour prendre la photo, ça envoie une impulsion au boîtier via les contacteurs du flash et si c’est OK, y’a une petite lumière verte qui s’allume : c’est quasi immédiat ! par rapport à ce temps d’accrochage, j’étais comme vous un peu perplexe ! Sinon, quand on sait que l’on va être dans une zone mal couverte, y’a possibilité de mémoriser une position d’un lieu mieux couvert : je ne l’ai pas trop testé.
    3- J’ai regardé au travers du logiciel PhotoGPS avec le boîtier vidé : il indique environ 1024 positions disponibles.

    Amicalement.
    Jean-Yves

  5. Sylvain

    Je crois qu’il sera possible d’utiliser la même technique avec PTLens. C’est un peu de bidouillage, mais du moment que ça fonctionne et qu’il est possible de faire ce traitement en lot, ça n’est pas vraiment un souci.

    Quant au temps d’accrochage, j’ai lu le guide de l’utilisateur (trouvé en .pdf sur le net) ainsi que quelques commentaires ici et là : il semble que l’appareil ne fait qu’enregistrer les satellites qu’il voit et leur position, les calculs de triangulation ne se faisant qu’au retour, lorsqu’on se connecte à Internet. D’où un temps d’initialisation quasi nul. Bien vu !

    Autre truc intéressant lu dans le manuel : nul besoin de synchronisé l’heure de l’appareil photo à celle du GPS. Bien vu en encore une fois – j’ai eu quelques difficultés à ce niveau avec PhotoTrackr.

    Bon, je suis convaincu maintenant :o). Je commande.

    Peut-être une dernière question si vous en avez le temps : sur un site, l’auteur mentionne qu’aucun verrou n’a été prévu pour maintenir le GPS sur le sabot du flash. Comme il utilise une Black Strap, ça semble poser problème : le GPS aurait tendance à glisser. Avez-vous constaté quelque faiblesse de ce coté ?

    Merci pour vos réponses !

    PS : La photo prise près des chalets Mermets et montrant des rayons crépusculaires crevant un bosquet est époustouflante !

  6. grux

    Effectivement, il n’y a pas de verrouillage du GPS sur la griffe porte-flash. Pour l’instant, je n’ai rien à redire : en rando, mon réflex est en général dans un sac-banane ventral. J’enlève systématiquement le PhotoGPS. Sinon, je dirai que ça tient juste ce qu’il faut = ça ne glisse pas et ce n’est pas difficile de l’enlever.
    Petite remarque d’utilisation :
    1- je conseille qu’une fois les photos d’une session taggées, il faut vider le photoGPS : ça évite de les traîner d’un session à l’autre
    2- il est tout à fait possible de copier les données GPS dans un répertoire pour un taggage ultérieur ou un re-taggage
    3- chose bizarre : des photos faites à des heures complètement déphasées par rapport à un lot de positionnements GPS (en gros, il n’était pas prévu de les tagger) peuvent être taggées. Pas forcément gênant, quoiqu’à voir, mais cela peut nécessiter un petit tri initial

    Pour ma part, j’avais choisi de photoGPS principalement à cause du fait qu’il pouvait travailler avec des fichiers Raw (au bémol près que j’ai découvert par la suite). Le fait de ne pas mettre l’heure de l’APN en UT et qu’il soit suffisamment petit pour tenir sur la griffe du flash sont aussi des plus.

    Merci pour vos remarques sur mes petites photos de ma « virée au Revard »… il est vrai que jouer avec le soleil et le brouillard donne souvent des bons résultats. (Pour d’autres photos : j’ai aussi une « petite » galerie ici, au cas zou)

  7. charly pouplin

    Bonjour,

    Nous sommes une agence de photo aérienne.

    Je cherche à référencer sur une carte en ligne des photos aérienne de villa, afin que les propriétaires puissent venir voir si nous avons fait des photos de leur maison et identifier les photos en question (avec le nom de la photo).

    L’ accès à cette carte est restreint (code ou lien compliqué) et les photos mises en lignes seront suffisamment floutées.

    Savez vous si ce système JOBO permet de placer automatiquement les photos sur une carte GoogleMap, Flickr, Picasa (ou autres). Pour l’instant, j’ai testé ces 3 outils en geolocalisant manuellement (drag&drop) sur la carte, mais aucune automatisation via les données exif n’est mentionnée.

    Merci de votre aide et bravo pour votre test, le seul vu sur le web.

    Charly

  8. grux

    Bonjour,

    Pour google Earth, un fichier est généré lors du géo-taggage, pour les autres, vraisemblablement oui : Dixit la doc, après avoir géo-taggé les images via le logiciel PhotoGPS =

    7- Pour finir, vous pouvez charger les images géolocalisées dans une application compatible
    avec la géolocalisation, telles que Picasa, Flickr, etc. pour effectuer des recherches/
    organiser à l’aide des informations de localisation, afficher les images sur une carte, etc.
    Une fois la géolocalisation terminée, le logiciel photoGPS crée un fichier appelé Photos.KML
    dans le répertoire cible. Si Google Earth est installé sur votre ordinateur, vous pouvez
    double-cliquer sur ce fichier pour visualiser vos photos géolocalisées sur une carte du
    monde.

    Jean-Yves

  9. Maurice

    Bonjour,
    merci pour cet article et surtout les commentaires qui l’accompagnent.
    Je cherchais depuis plusieurs jours des informations sur ce matos et là, je suis servi.
    Juste le petit problème signalé qui me chiffonne, n’est-il pas faisable d’avoir les 2 infos, c’est-à-dire ceux de photoGPS et les classiques « exif » ? L’un effacerait-il l’autre ?
    Salutations.

  10. grux

    merci pour votre commentaire.
    Pour votre question, le logiciel écrase une partie des Exif ou les remplace par une version plus « light » et donc plus trop utilisable pour DXO
    Exemple : une objectif 24-105mm devient 24….
    C’est pour cela que j’ai un peu réfléchi à un flux de traitement tenant compte de ce point
    http://blog.gruffat.org/2009/04/dxo-optics-pro-lightroom-photoshop-dxo-filmpack-quel-flux-de-traitement/

  11. Maurice

    RE…
    Le tout est de savoir ce qui est remplacé.
    Je suis allé voir sur le lien, merci pour les infos, mais ce logiciel intéressant (je le connais, mais jamais utilisé, je vais le tester, car souvent j’ai des prises de vues qui me posent problème), mais payant et de plus pas du tout ce que je cherche à faire.
    A+.

  12. Extraction des coordonnées GPS du XMP produit par PhotoGPS JOBO | Egarements photographiques

    [...] grux on déc.19, 2009, under Techniques Dans un précédent article où je faisais un petit test du JOBO PhotoGPS, j’avais signalé un petit bémol qui correspondait à la modification de certaines données [...]

  13. Valery

    avez vous eu aussi le bilora photo geotagger ?

  14. grux

    Je ne connais pas ce nouvel appareil, il semble être sorti en août 2009 (j’ai acheté mon JOBO Photo GPS en décembre 2008). En terme de caractéristiques, cela semble se rapprocher du Jobo PhotoGPS mais p’têt en mieux (stockage 2000 localisations entre autre). Le procédé de marquage des fichiers RAW est sur le même principe que le JOBO (fichier annexe XMP).
    Le prix, en tout cas chez Digit-Photo, il coute 50 EUR de moins que le JOBO…

  15. Patrick

    Bonjour,
    Pour ma part j’utilise le logiciel HoudahGeo sur mac qui permet d’associer automatiquement une trace d’un GPS de rando à une photo en utilisant l’horadatage, ou d’effectuer un pointage manuel.
    Il a l’avantage de traiter correctement les EXIFs.
    Sais tu s’il est possible de faire un export des données du GPS sous la forme d’une trace ou si l’usage du logiciel fourni est obligatoire ?
    La seule contrainte que je verrais serait qu’il faut synchroniser l’heure entre les 2 appareils.

  16. grux

    Bonsoir,
    Bien que je n’aie pas essayé de chercher, je pense que le logiciel soit obligatoire : les fichiers produits sont des .sdf et le contenu est du binaire.
    Quant à faire une trace, il n’y a de possibilité de le faire à la base (peut-être qu’en combinant les xmp produit par le logiciel de taggage..). mais de toute manière, la trace serait grossière car « l’acquisition de la position » ne se fait qu’au déclenchement de l’APN.

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